Avant Paris Saint-Germain - Monaco (L1, 4e journée) : La défense, un bémol nécessaire pour le PSG ?

Eurosport sur Google

LIGUE 1 – S'il faut trouver quelque chose à redire de l'entame de saison flamboyante du PSG, c'est du côté de la défense qu'il faut regarder. C'est du moins ce que les chiffres indiquent avec trois buts encaissés en trois matches. Mais Paris donne plutôt l'impression de bien défendre dans un système différent de celui de la saison passée. Et qui a surtout les défauts de ses avantages.

Christophe Galtier et Nuno Mendes (PSG) face à Lille

Crédit: Getty Images

Les statistiques ne reflètent pas toujours la réalité d'un match. Il y avait ainsi quelque chose de franchement paradoxal à la lecture des statistiques de la rencontre entre Lille et le PSG dimanche. Le LOSC avait adressé autant de tirs que Paris (16) et en avait même cadré davantage (10 contre 9). Pourtant, il a subi l'éclatante démonstration parisienne et une véritable humiliation au tableau d'affichage (1-7). L'attaque du champion de France fait forte impression avec déjà 17 buts inscrits sur les trois premières journées de Ligue 1.
Cette orgie offensive fait facilement oublier les trois buts encaissés par la formation de Christophe Galtier. Paris prend en moyenne un but par match et ce chiffre montre une légère fragilité défensive, même si les Parisiens avaient concédé moins de tirs face à Clermont et Montpellier (7 à chaque fois). Pourtant, le PSG a globalement fait bonne impression dans le secteur défensif, surtout en considérant le passage au 3-4-1-2, radicalement différent du 4-3-3 de la saison passée dans tous les aspects du jeu, et notamment défensifs.

Du neuf dans les couloirs

C'est l'une des grandes différences avec le PSG de Pochettino. Sous la direction de l'Argentin, Paris parvenait difficilement à maîtriser les sorties de balle adverses par les couloirs. Il y a déjà un progrès très net avec Galtier. Positionnés plus haut, Hakimi et Mendes offrent un meilleur rendement au pressing. Grâce, aussi, à la pression plus haute exercée par les défenseurs centraux qui n'hésitent pas à sortir sur les attaquants au-delà de la ligne médiane. Cela exige un gros travail de coordination. Les Parisiens ont déjà développé des automatismes assez bluffants en seulement quatre matches officiels.
picture

Messi et Neymar absents : un signal fort pour un Ballon d'Or plus cohérent

Video credit: Eurosport

Ils savent aussi user un peu de vice en multipliant les fautes pour stopper immédiatement les possibilités de contres adverses à la perte du ballon et permettre le replacement du bloc. Avec 12 fautes par match selon le site whoscored.com, Paris se situe dans la moyenne des équipes de Ligue 1 depuis la reprise. La saison passée, seul l'OM (9,1/match) en commettait moins que la formation alors dirigée par Pochettino (9,4). Des fautes "utiles" pour éviter au PSG de se mettre en danger sur les transitions défensives. Car c'est bien là qu'il est le plus vulnérable.

L'enjeu de la transition défensive

C'est fatalement le défaut d'un système qui ne comprend que deux récupérateurs et où les pistons évoluent comme de véritables ailiers en phase offensive. La qualité exceptionnelle du PSG lui permet d'atténuer largement le phénomène en limitant les pertes de balle. Mais le risque zéro n'existe pas et la moindre erreur est préjudiciable dans une configuration qui expose automatiquement la défense. Lille, une équipe qui dispose d'une qualité offensive probablement supérieure à celle de Clermont et Montpellier, a mis en lumière ce défaut structurel du 3-4-1-2 parisien en adressant plus de 15 tirs sur la cage de Gianluigi Donnarumma.
picture

Mbappé n'y est pas : notre top 5 final

Video credit: Eurosport

Paris doit vivre avec cette contrainte, mais il a déjà bien avancé dans le processus qui doit lui permettre d'en atténuer les effets négatifs. Il parvient assez rapidement à remettre en place une base défensive animée par sept joueurs (les trois centraux, les deux pistons et les deux milieux axiaux) pour dresser une barrière protectrice devant sa surface, ralentir la progression adverse et permettre le repli défensif de ses éléments offensifs. Qui doivent eux aussi jouer pleinement leur rôle défensif dans ce système qui l'impose.

Le rôle crucial de Neymar

C'est l'un des tours de force réussis par Galtier en ce début de saison. Kylian Mbappé, Leo Messi et Neymar ont brillé en attaque, mais aussi par leur activité sur les phases défensives. Le Brésilien, en particulier. "Neymar, parmi les trois de devant, c'est celui qui donne le plus d'équilibre, soulignait Galtier sur Prime Video après la victoire à Lille. Par rapport à ce système qui a beaucoup d'atouts mais aussi des inconvénients, il est très important qu'un des trois attaquants donne de l'équilibre. Autrement, ça peut être usant et énervant. On travaille dans ce sens-là depuis maintenant huit semaines pour que tout le monde fasse les efforts défensifs quand ils peuvent le faire."
Que ça dure, c'est l'enjeu qui définira les ambitions du PSG cette année. Paris a un tout autre visage que celui de la saison passée dans son nouveau système. Avec des joueurs épanouis dans des rôles qui leur conviennent, et une force de frappe offensive enfin à la hauteur des talents exceptionnels qui composent son effectif. Mais c'est bien la capacité de tous ses éléments à assumer les contraintes défensives de ce schéma qui permettra au PSG d'afficher son meilleur rendement. Il a les défauts de ses avantages. Si Paris a rarement été aussi flamboyant que dans ce 3-4-1-2, les chiffres lui montrent déjà que cette configuration n'autorise plus les relâchements coupables de son passé.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité